Timbres des Colonies françaises – 1859-1865 – Type Aigle

La première émission des Colonies Générales, selon Serrane (Vade-Mecum)

1859-1865 – Type Aigle

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L’émission est composée de six valeurs non dentelées imprimées en feuilles de 360 timbres en deux groupes de 180 sur papier teinté.
– 1 centime olive

– 5 centimes vert

– 10 centimes bistre-jaune

– 20 centimes bleu

– 40 centimes vermillon

– 80 centimes rose

Caractéristiques des originaux
Le schéma reproduit ci-dessous présente les caractéristiques générales des timbres authentiques. Notons le signe secret du graveur dans le motif de l’angle supérieur droit, même si celui-ci fut découvert et reproduit sur les faux de « Genève », il permet toutefois d’éviter de nombreux autres faux.

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Le cercle extérieur est composé de 112 perles tandis que l’intérieur n’en comporte que 96 au total. Le « S » de poste est légèrement plus grand que les autres caractères. Les hachures horizontales présentes en fond sont au nombre de 39, dont une sous le foudre. Notons enfin la position du « M » d’ “Empire” par rapport aux perles et le signe distinctif présent dans la partie supérieure de la couronne.
Les faux

De manière générale, les faux de cette émission présentent des défauts importants quant aux nombre de perles des cercles tant extérieurs qu’intérieurs ainsi que des hachures.

Les premiers faux recensés sont sur papier jaunâtre épais. Les nombres de perles et de hachures ne correspondent pas aux originaux et le point devant « Colonies » est absent. La finesse des hachures est de plus relativement mal venue sur de nombreux faux.

Les faux dits de « Genève » sont mieux rendus que les précédents mais présentent toutefois des inexactitudes aisément repérables. Imprimés sur papier blanc ou teinté satiné, le faussaire a omis le point entre le chiffre de la valeur et le « C » de colonies. D’autre part, la branche gauche de la lettre « M » ne se dirige pas entre les deux perles au-dessus de la croix comme il se devrait mais vers la perle de droite. Ces faux, relativement bien reproduits, portent le signe secret dans l’angle supérieur droit.

Pour les faux dits de « Bruxelles », la simple observation des angles suffit à les discréditer. Un examen plus en finesse laisse apparaître de nombreux points de non conformité, comme le positionnement de la couronne (vers la droite et non droit) ou encore le fond ligné très approximatif.

Enfin, il est à noter qu’à ces faux pour tromper le collectionneur s’ajoutent les faux pour tromper la poste, bien plus passionnants et souvent collectionnés par de nombreux amateurs.

Ils sont lithographiés sur papier rosé vergé, ne comportent pas le signe secret et la couronne extérieure présente 116 perles alors que l’intérieure en montre 92. L’imitation du fond ligné est grossière, comme pour simuler une gravure usée et ne présente que 36 hachures. La croix penche à droite et l’œil du rapace n’est formé que d’un point blanc. Le « S » de poste, plus grand sur les originaux, est de la même taille que les autres caractères et sa boucle est assez mal venue.

Le 80 centimes est le seul faux pour tromper la Poste connu pour cette série, même si certains prétendent que toutes les oblitérations rencontrées sur ce timbre sont fausses (ce qui en ferait un faux pour tromper le collectionneur). Toutefois, le Docteur Grasset rapporte dans ses écrits que deux exemplaires au moins seraient connus réellement oblitérés, l’un du carré de Guyane, l’autre d’un cachet de Fort-de-France. Il ajoute que ce faux pour servir, très rare, mérite une cote supérieure à l’original. Précisons ici que deux tirages semblent coexister, l’un dont la couleur est très approchante de la réalité tandis que l’autre est beaucoup plus vif. Ces timbres, rarement neufs, se rencontrent aussi faussement oblitérés du cachet carré de Guyane ou du cachet anglais de la Guadeloupe et ne présentent plus d’intérêt dans ce cas hormis pour références.

Le collectionneur devra apporter une attention particulière aux oblitérations de cette émission, relativement peu coûteuse neuve, mais très recherchée revêtue de cachets rares. Rappelons pour conclure que des experts se tiennent à votre disposition pour l’authentification de vos collections et qu’un certificat peut vous être remis sur simple demande lors d’achat de pièces importantes.

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